Nos réconciliations naît d’un questionnement commun autour des représentations normatives du genre. Ces schémas imposés par le champ social sont à l’origine de la division des corps « mâles » et « femelles » associés à des comportements dits masculins ou féminins. Mais peut-on déconstruire cette catégorisation binaire?
S’inspirant de procédés du Cubisme, cette création tend à dévoiler l’invisible, à démultiplier les points de vue et les possibilités. Les deux artistes remettent en question les codes sociétaux qui influencent le regard porté sur le corps, et les schémas qui découlent de notre rapport au féminin et masculin. Dans un décor épuré et à l’image de nos tableaux de vie, les corps sont géométrisés, ils suivent la cadence ou tentent de s’en détacher en proposant une danse vacante, communicative et universelle, inspirée des danses collectives et populaires. Ainsi, les corps questionnent leurs propres représentations sociales afin de les déconstruire, d’en réinventer les mécanismes.
De nouveaux possibles se dessinent, au sortir des représentations coercitives, faisons l’éloge de nos réconciliations.
